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Quels sont les objectifs de ce blog

Loin de toute idéologie, je tente de deviner par un raisonnement logique guidé par le bon sens commun, quel sera l’avenir réservé au vivant et à l’agriculture, sous le poids des puissants facteurs de changement qui sont à l’œuvre aujourd’hui. A commencer par celui du changement climatique. En d’autres termes, ce blog n’a pas vocation à compiler les informations ou les hypothèses déjà formulées par d’autres car de nombreuses personnalités qui ont l’avantage d’être davantage exposées médiatiquement, ont publié avec brio de tels inventaires qui sont nécessaires pour sensibiliser l’opinion publique à la cause.

Ma démarche consiste au contraire à échafauder des raisonnements originaux et (à priori) inédits sur le changement climatique et ses conséquences sur l’environnement et notre alimentation.

L’ampleur et le caractère irréversible de ce phénomène – car nous devrons dorénavant composer avec les gaz à effets de serre piégés dans l’atmosphère – sont sans commune mesure avec la menace de l’extinction de la biodiversité qu’il est heureusement possible d’enrayer. Nous nous efforçons sans succès de maîtriser nos émissions actuelles, mais ce combat relègue au second plan celui qu’il nous faut mener pour survivre aux conséquences de l’effet de serre provoqué par les émissions passées. A cet égard, l’enjeu du changement climatique mérite sans aucun doute de questionner nos modes de production alimentaire, au nom des générations futures qui ne connaîtront peut-être pas l’âge d’or que nous a réservé l’histoire en Europe. Car il est clair qu’à l’échelle de l’humanité, nous aurons eu la chance d’être appelé à naître dans une ère d’abondance éphémère, sous le climat particulièrement hospitalier des régions tempérées.

L’objectif de ce blog est de confronter ma réflexion avec ceux qui feraient valoir un point de vue différent sur le changement climatique et ses conséquences, tant il est difficile de dégager un scénario univoque.

Réticent à l’idée de se voiler la face sur la réalité du changement climatique, je refuse autant de m’enfermer dans la posture d’une happy-attitude de convenance que de tomber dans le piège de la pensée magique. Avec un regard « clinique » et dépolitisé, je préfère au contraire me livrer sans concession aucune à une réflexion rationnelle, fusse t’elle au prix de conclusions douloureuses.

Féru des activités de plein air que j’ai la chance de pouvoir pratiquer dans les Alpes, j’ai par ailleurs ouvert dans ce blog une rubrique dédiée au trail auquel je m’adonne en dilettante, loin des courses populaires. A l’instar de celle qui concerne le changement climatique et ses conséquences sur le vivant, elle propose un contenu unique en ce sens qu’il est constitué d’idées originales qui j’espère, inspireront les pratiquants qui ne manqueront pas de laisser leurs commentaires.

Au plaisir de vous lire, je vous souhaite une agréable lecture.

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Résumé des articles parus dans le blog

Résumé : A moins qu’elles ne passent aux mains d’agro-industriels ou d’investisseurs off-shore, certaines exploitations pourraient d’autant plus perdre en compétitivité au profit des importations agricoles que leur mode de production est intensif en technologie.
Tandis qu’en amont de la filière, le retard de l’hexagone dans le domaine des Ag-tech placerait l’agriculture française sous la dépendance des solutions technologiques ou brevets détenus par des fournisseurs étrangers que sont les firmes de l’agrofourniture ou les Gafam en dernier ressort.

The many explanations of the delay in the start of the Ag-tech sector in France (art. 2 of 4)

Résumé : De la fourche à l’assiette, une majorité d’acteurs oppose au vivant la technologie alors qu’elle gagnerait à être au service de l’agriculture pour que cette dernière s’adapte au changement climatique comme à la raréfaction des facteurs de production. En France, le manque de ponts entre la filière agricole et celle des high tech est patent. Celle des Ag-tech fonctionne en vase clos, à l’écart d’une dynamique mondialisée. Notre filière agricole n’est pas encore « câblée » high tech tous ses étages pour différentes raisons objectives et subjectives.

The challenge of A.I. for Ag-tech and France’s position in this domain (art. 1 of 4).

Résumé : ce nouvel article à visée prospective porte sur l’effet de levier attendu de l’A.I. sur l’innovation technologique en agriculture et il souligne le retard de la France dans ce domaine. Sous quelques semaines, une suite formulera des hypothèses sur les causes qui sont à l’origine de ce retard et partant de là, j’évoquerai les conséquences avant de proposer des solutions pour un rattrapage sur les autres secteurs de l’économie.

Résumé : d’aucuns prédisent la fin de l’industrie des sports d’hiver du fait d’un manque d’enneigement. Pour ma part, je crains qu’un autre scénario ne se dessine et que l’économie du ski soit à la veille d’un nouveau plan blanc. Rendue possible par l’augmentation prévisible de l’enneigement en haute altitude, l’extension des stations concernées profiterai à un gotha planétaire toujours plus riche et nomade à l’échelle du village global.
Le journal le Monde nous apprend que l’augmentation de la température de surface des océans mesurée l’an dernier sidère les climatologues de nouveau pris au dépourvu. La déflagration est extraordinaire parce que que ce phénomène aura un impact direct et brutal sur le réchauffement de l’atmosphère à très court terme mais aussi parce qu’il confirme une fois de plus que les experts du GIEC sont dépassés. En adoptant la posture désarmante du « silent quitting », ces derniers se donnerait-ils les moyens de servir l’intérêt général du vivant.

A la faveur d’une actualité qui dépasse les scientifiques mobilisés sur le front du changement climatique, les lignes bougent enfin (le 23 juin 2023)

Thanks to news that exceed the scientists sayings, the official speech is on te move. At last!

Résumé : Depuis l’ouverture de ce blog il y a quatre ans, les manifestations du changement climatique font enfin bouger les lignes, ainsi qu’en témoigne le discours du GIEC qui ne cesse d’évoluer au gré des phénomènes météo qui infirment chaque jour davantage les hypothèses antérieures émises par cet organisme. Tandis que les records de la température moyenne mondiale se succèdent avec leur cortège de sécheresses et d’incendies, il n’est plus un jour sans que la presse ne se fasse l’écho de la gravité du phénomène. Alarmistes, les professionnels de la montagne tout comme le monde agricole et le secteur de l’énergie, s’emparent subitement de la cause du déficit hydrique qui menace aujourd’hui leurs activités respectives. Parce qu’il relève avant tout de phénomènes locaux, c’est le régime des précipitations qui fait aujourd’hui les frais du dérèglement alors que les températures extrêmes restent encore exceptionnelles. En dépit de ce qui précède, l’humanité dans le déni, reste animée majoritairement par des comportements suicidaires tandis qu’une opposition devient audible dans la cacophonie qui s’empare de l’espace médiatique. Sur le front du combat pour l’environnement, la violence s’invite désormais dans des luttes contestataires où l’opinion publique se heurte à des régimes autoritaires dans le monde entier. A l’évidence, l’année 2023 semble être celle d’une prise de conscience générale qui marquera sans doute un tournant avec espérons le, une adaptation proportionnée à l’ampleur du changement climatique.

Tandis que les décideurs s’alignent sur la position d’une communauté scientifique manifestement dépassée par le sujet du changement climatique, je pense qu’il leur faut passer outre ses incantations pour agir au nom du principe de précaution (le 26 novembre 2022)

Résumé : Comme la dernière révision à la hausse du réchauffement global par les scientifiques, l’été caniculaire nous apporte une nouvelle confirmation du fait que ces dernier sont clairement dépassés par le changement climatique. Pourtant, les média tout comme les politiques continuent de leur accorder du crédit pour de nombreuses raisons liées au scientisme, à l’économie, la politique et la psychologie. Je pense personnellement que l’absence de prédiction vaut mieux qu’une prédiction fausse et que les politiques devraient passer outre les incantations rassurantes du GIEC pour nous préparer au pire scénario. S’il ne se vérifiait pas, les mesure radicales qu’ils seraient amenés à prendre ne seraient en aucun cas préjudiciables à notre sort alors que dans le cas contraire, le fait de tenir compte d’hypothèses erronées serait fatal pour une humanité prise au piège d’un obscurantisme de bon ton. Notre lucidité dépend d’abord de notre capacité à accepter la réalité du changement climatique et c’est justement l’un des objectifs visés par ce blog qui a suscité après 3 ans d’existence, l’intérêt de seulement 500 visiteurs. S’ils se sont abstenus de contredire les raisonnements exposés dans les différents articles, je constate néanmoins que quelques personnalités ont repris certains d’entre eux à leur et que les lignes semblent bouger au niveau du discours tenu par les agronomes, avec l’espoir qu’il soit enfin relayé par celui des politiques.

A défaut d’avoir un impact significatif sur le changement climatique, l’emboisement de la planète répond surtout aux motivations inconscientes et subjectives d’une humanité qui lui trouve par ailleurs du sens dans une logique économique de court terme (le 6 novembre 2022)

Failing to have a significant impact on climate change, the « woodening » of the planet meets first the unconscious and subjective expectations of a mankind finding it as well meaningful financiallywise in a short-term prospective.

Résumé : L’arbre prend une place prédominante dans notre rapport au vivant et ce dans tous les domaines de la vie. Au même titre que le loup, il est à l’évidence investi d’une valeur symbolique par l’homme pour différentes raisons d’ordre subjectives. Pour palier la raréfaction des matières premières tout en freinant le réchauffement climatique, il est réhabilité comme matériau de construction et comme alternative aux énergies fossiles. Pourtant, l’arbre est une source d’énergie renouvelable mais certainement pas durable dans la mesure où le stockage du CO2 est temporaire. Surtout, je pense que les capacités de stockage attendues d’un reboisement massif sont négligeable. Pourtant, l’homme s’engage résolument sur cette voie porteuse de sens à court terme pour la finance et le marché, bien que l’engouement actuel pour la forêt jardinée lui pose un défi technique de taille. Favorable au reboisement et opposé au déboisement, je m’insurge néanmoins contre la pensée magique au nom de laquelle ces actions auront un impact significatif sur le changement climatique. Je pense qu’elles répondent d’abord à l’envie d’une vision portée par une représentation idéalisée de l’arbre en tant que symbole et support de la vie dont l’homme se découvre subitement partie prenante. Elle visent par ailleurs à le rassurer au moment où il a besoin de croire dans un avenir et à le déculpabiliser au moment où il fait face à sa responsabilité dans la dégradation de l’état de la planète.

L’actualité valide toujours davantage d’hypothèses soulevées dans ce blog depuis sa naissance tandis qu’affectée par une fièvre de consommation irrépressible, l’humanité reste dans le déni sur fond de retour aux espaces naturels sur lesquels elle exerce une pression difficilement soutenable (le 1er septembre 2022)

The news still confirms the ideas raised in this blog since its birth whereas mankind, sick with an irrepressible consumer fever, remains in denial while coming back into the wild by exerting non sustainable pressure on it

Résumé : Les deux millénaires ou même les deux siècles au long desquels se sont exercées les causes du changement climatique, sont éphémères à l’aune des temps géologiques. Mais le pas de temps d’une décennie durant laquelle ses conséquences se donnent à voir, est pour le moins fulgurant. Au de la fréquence accrue du nombre d’épisodes aberrants ou des transformations brutales de son environnement, un observateur attentif constate en effet que l’accélération du phénomène est brutale. Pourtant, la bonne nouvelle d’une décrue annoncée de la population mondiale est douchée par la frénésie de consommation qui s’est emparée d’un monde développé en expansion continue. Cette dérive est entre autres causes, portée par une mutation des modes de transport ou d’aménagement du territoire qui sont toujours plus délétères vis-à-vis du climat. Dans le même temps, on assiste à un retour à la nature qui prend marginalement la forme d’une hausse du nombre des chasseurs et pour l’essentiel, d’une hyper-fréquentation des espaces naturels. Parce qu’elle s’opère au mépris de la faune sauvage et du réchauffement, je doute que nous n’ayons guère d’autre alternative que celle de réguler le nombre de visiteurs qui auront accès aux espaces naturels.

En réponse à la menace du changement climatique, la gestion raisonnée d’écosystème immergés à base d’algues dans des réacteurs insérés dans des smartgrids alimentaires, pourrait suffire à nourrir l’humanité à partir de l’eau, de l’air et de la lumière (le 1 avril 2022)

In response to the threat of climate change, managing submerged algae-based ecosystems in reactors embedded in agri-food smartgrids could be sufficient to feed mankind with just water, air and light

Résumé : A la base de la filière agricole, les productions végétales qui sont aptes à la photosynthèse, sont clairement menacées par le dérèglement climatique auquel est exposé leur appareil aérien. A l’abri de ces perturbations, les algues vertes ont l’avantage d’occuper l’espace dans les trois dimensions pour une emprise au sol minimisée. Comme l’ensemble du règne végétal, elles dépendent cependant de l’apport d’azote nécessaire à la synthèse des protéines. A défaut d’engrais azotés dérivés des énergies fossiles, nous pourrions associer aux algues vertes des organismes – existants ou a concevoir par manipulation génétique – qui ont la capacité de fixer l’azote de l’air – tout comme le font les bactéries nitrifiantes (Rhyzobium) qu’héberge le système racinaire des légumineuses. Assorti d’un brassage mécanique de la surface de l’eau au moyen d’énergie renouvelable et complémenté par une troisième catégorie d’organismes en charge de la synthèse de protéines, de tels réacteurs intégrés dans des smartgrids alimentaires comparables à ceux qui émergent actuellement dans le domaine de l’énergie, permettraient de fabriquer sur un mode durable et décentralisé, l’ensemble des aliments nécessaires à l’espèce humaine à partir de l’eau, de l’air et de la lumière.

Les journalistes confirment chaque jour l’accélération du changement climatique et son impact sur notre alimentation, alors que la communauté scientifique persiste à minimiser l’ampleur de la menace avec pour conséquence l’inaction des politiques (le 1 septembre 2021)

Journalists confirm every day the acceleration of climate change and its impact on our food, while the scientific community persists in minimizing the threat, resulting in the inaction of politicians.

Résumé : Les records de température se succèdent d’une manière devenue tristement banale, confirmant l’emballement du réchauffement. A mesure qu’il s’amplifie, les difficultés des terres agricoles à nourrir les populations se multiplient tandis que les forêts du monde entier s’embrasent toujours davantage. Pourtant, la litanie rassurante du GIEC qui persiste à avancer le chiffre d’un réchauffement de seulement 1,5°C occulte la menace du dérèglement. Cette prise de position irresponsable explique probablement l’absence de réaction des politiques dont les propositions sont loin d’être à la hauteur de l’enjeu. Probablement distraits par les préoccupations immédiates liées au Covid, ils n’ont pas encore pris la mesure véritable des conséquences du changement climatique sur la sécurité alimentaire parce que la communauté scientifique semble elle-même aveugle aux liens entre eux.

Tandis que l’horticulture séduit les investisseurs privés, les grandes cultures feront l’objet d’un retour en force de la collectivisation (le 6 juillet 2021)

While horticulture is attractive for private equity, return to collectivization will be the trend for field crops

Résumé : Face à un emballement du changement climatique, l’agroécologie et le décalage des cultures dans le calendrier ou dans l’espace ne sont pas plus à la hauteur de l’enjeu que la sélection d’espèces ou variétés tolérantes à ce phénomène. La culture sous serre est une solution envisageable pour les cultures vivrières mais elle n’est malheureusement pas réaliste pour les grandes cultures qui constituent notre alimentation de base. Tandis que les premières aiguiseront l’appétit des investisseurs privés, les secondes feront probablement l’objet d’un retour à la collectivisation assortie de subventions. Car les états devront acheter la paix sociale en garantissant la sécurité d’approvisionnement des peuples tout en sécurisant le revenu des actifs agricoles. Pour faire face à l’incertitude qui pèse sur le rendement dans chaque région, je pense que la mise en réserve de la récolte au moyen de stocks d’intervention sera incontournable. L’objectif du rendement maximum cèdera le pas à celui de la sécurisation de la récolte. Enfin, l’humanité devra se tourner vers des matières premières alimentaires préservées des caprices de la météo et à cet égard, les algues sont peut-être le meilleur et l’unique candidat en liste.

Pour le secteur de l’horticulture, le temps est venu de s’inviter au grand bal du numérique (le 20 février 2021)

For horticulture business, the time has come to invite itself to the big digital party

Résumé : En dépit du caractère vital du numérique pour l’agriculture, c’est seulement aujourd’hui que la fée high tech se penche sur le berceau de l’horticulture. Ce retard est probablement lié au fait que le vivant se prête difficilement à la standardisation ainsi qu’à la défiance d’une majorité de citoyens vis-à-vis de la technologie qu’ils opposent à des processus agricoles supposés être naturels. Nous sommes heureusement témoin d’un avènement des high tech qui dépasse de loin par son ampleur, le précédent des années deux mille. L’horticulture s’emparera de la technologie dès lors qu’elles sera rendue disponibles par les industriels du numérique. Leur effort de recherche devient plus que jamais la première condition nécessaire à leur compétitivité. Sur ce marché de niche, les pionniers qui auront limité leurs ambitions à leurs frontières tout comme les entreprises qui orientent leurs investissements vers la vente et le marketing seront disqualifiés. A l’ère de la connaissance et partant de là du numérique, c’est aux ingénieurs et techniciens qu’il incombe désormais de relever les nouveaux défis d’une activité en voie d’industrialisation.

Le numérique sera l’un des piliers d’une seconde révolution verte que le dérèglement climatique et les forces de la mondialisation rendent inéluctable (le 17 janvier 2021)

Digital will be one of the pillars of a second green revolution that climate change as well as the globalization make inevitable

Résumé : Dans le secteur de l’agriculture, les voies d’avenir sont celles de l’écologie, des biotechnologies et du numérique qui prendront le pas sur le machinisme et la chimie. Le numérique répond aux principaux défis posés à l’agriculture, à commencer par celui du changement climatique. La culture sous serre étant le moyen le plus évident de s’affranchir de cette menace, les applications du numérique en milieu clos et par conséquent contrôlé, sont légion. L’inflation du nombre des équipements qui permettent d’améliorer la répartition dans le temps et l’espace des différentes ressources naturelles qui sont nécessaires à la culture, donne à l’ordinateur de régulation des process un rôle central. Du fait de l’épuisement annoncé des ressources en eau et en énergie fossiles, il est d’autre part invité à mobiliser ces intrants avec sobriété. Au-delà de sa vocation à réguler le climat et l’irrigation, le numérique est indispensable au producteur pour la prise de décision opérationnelle et stratégique. Le numérique devient alors un puissant levier d’optimisation du résultat dans tous les domaines pour des exploitants qui subissent la mondialisation des échanges et sont sommés de s’agrandir.

Face à l’impuissance prévisible des scientifiques à appréhender le réchauffement, le bon sens commun me conduit à soulever une hypothèse à la fois simple et terrifiante à laquelle je les invite à réagir (le 17 janvier 2021)

Facing the inability of scientists to apprehend the climate change, common sense leads me to raise a both simple and frightening hypothesis to which she has so far offered no argument

Résumé : Obnubilée par le réchauffement, la communauté scientifique persiste à reléguer au second plan le dérèglement. Son pronostic sur l’ampleur de ce réchauffement demeure inchangé, nonobstant les records de température qui nous apprennent régulièrement que la menace avait été sous-estimée. J’ai très clairement le sentiment que les experts sont dépassés par le caractère extraordinaire du changement climatique. Leur impuissance me parait logique lorsque je passe au crible les différentes méthodes scientifiques à leur disposition. Le bon sens commun qui guide ma réflexion me conduit à échafauder une théorie simple qui revient à définir le changement global comme un « reset » planétaire qui restaurerait l’atmosphère primitive incompatible avec la vie. Afin d’avoir un retour critique sur mes idées hétérodoxes, j’ai interpellé une quinzaine de chercheurs concernés par le sujet mais pour différentes raisons, ma demande est jusqu’ici restée lettre morte. Sceptique quant aux pistes d’adaptation proposées par les agronomes, je me hasarde à ouvrir d’autres voies dans ce blog. Le mal étant d’origine anthropique, il appelle un remède de même nature. En d’autres termes, je doute que nous puissions nous passer de la technologie pour surmonter la crise climatique.

En sapant les fondements de la vie, à commencer par celle des espèces qui semblent les plus robustes, le dérèglement climatique nous ramène à la base de la pyramide de Maslow (le 26 décembre 2019)

By breaking the foundations of life, to start with the species that seem to be the strongest, climate change brings us back to the base of Maslow’s pyramid

Résumé : A la base de tout écosystème, qu’il soit naturel ou cultivé, le règne végétal ne peut se soustraire aux manifestations du dérèglement propre au lieu où il s’est fixé. Je dresse une liste sommaire de ces manifestations en imaginant leurs conséquences pour chaque type de plante. J’en déduis que les espèces herbacées et en particulier certaines d’entre elles, sont mieux armées que les arbres pour faire face à la menace. Car ce sont ces organismes supposés les plus robustes qui sont pourtant les plus vulnérables au changement climatique provoqué par l’espèce humaine qui avait déjà condamné la mégafaune aux temps préhistoriques. Je pense que le principal problème causé par le dérèglement pour les arbres, sera celui de la viabilité de l’écosystème qu’ils entretiennent dans le sol. La menace du dérèglement nous rappelle à notre insu que la vie est un équilibre précaire qui dépend de la stabilité de l’environnement. Animal urbain hors sol aujourd’hui ancré dans des mondes virtuels, l’homme moderne fait l’expérience cruelle de sa dépendance aux contingences matérielles. Habitué à vivre à crédit, il est désormais en demeure de s’affranchir des énergies fossiles.

Confrontés à la menace du dérèglement climatique sur l’agriculture, nous ne ferons pas l’économie d’une seconde révolution verte (le 23 octobre 2019)

Faced with the threat of climate change on agriculture, we will not save a second green revolution

Résumé : J’avance quelques raisons évidentes pour lesquelles la question du changement climatique ne fait plus débat. Il s’emballe et c’est son ampleur qui divise désormais la communauté scientifique. Ses manifestations impacteront en premier lieu l’agriculture. Je soulève différentes hypothèses pour lesquelles la communauté des agronomes aborde généralement ce défi sous l’angle du réchauffement. La vraie menace est à mon avis celle du dérèglement qui met en péril l’ensemble des écosystèmes naturels ou cultivés, à commencer par l’agriculture biologique. Partant de là, la recherche agronomique fait fausse route en s’engageant sur des pistes d’adaptation au réchauffement qui sont inspirées de l’approche agronomique classique. Le caractère extraordinaire du changement climatique appelle pourtant des réponses sans commune mesure avec les techniques qui avaient fait leurs preuves au XXème siècle. Au sortir d’une ère d’abondance alimentaire qui aura été somme toute éphémère à l’échelle de l’histoire de l’humanité, nous ne ferons pas l’économie d’une seconde révolution verte.